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Endurance en Montagne Ardéchoise

Le Tour de l'Ardèche Cévenole d'Aubenas à Aubenas

18 Août 2015 , Rédigé par Le Bourrin Ardéchois Publié dans #Challenge de la Montagne Ardéchoise

Retenue d'eau de Roujanel, sur la Borne

Retenue d'eau de Roujanel, sur la Borne

"Si vous voulez aller sur la mer sans aucun risque de chavirer, alors n'achetez pas un bateau: achetez une île". Marcel Pagnol.

Le 17 août est un jour de l'année trop tardif pour démarrer à 16h30 une sortie de 150 km bien montagneuse, mais l'envie est grande et je me sens de gérer l'obscurité qui ne manquera pas de tomber les quelques dernières 20 minutes d'effort. Mais surtout, je ne serais pour rien au monde parti plus tôt. Parti plus tard, oui, mais pas pour rien.

Mon défi de la Montagne Ardéchoise débutera donc en soirée par une première étape qui me démangeait depuis plusieurs semaines: aller contourner l'Ardèche Cévenole par le sillon du Chassezac prolongé de celui de la Borne, pour ensuite redescendre classiquement par les cols de Meyrand et de la Croix de Bauzon.

Sa première partie dans la vallée jusqu'au Vans est une nécessité qui n'est pas désagréable quand la jambe descend bien, ce qui est plutôt le cas aujourd'hui; plutôt. J'arrive dans la petite ville touristique tout au sud de l'Ardèche à 35 km/h de moyenne, avance sur l'objectif de 5 km/h qui fondra de 7, et d'apercevoir les baigneurs profiter de la fraîcheur du Chassezac est une tentation facilement répressible tant je suis bien à déambuler seul sur mon vélo dans la remontée vers Pied de Borne puis La Bastide Puylaurent. J'y rencontre pourtant l'opposition d'un élément versatile. Un jour avec un jour sans, un jour contre: le vent. Pas une bonne nouvelle, qui ne me touche guère.

De beaux figuiers abondants font objet de désir, mais le temps qui s'écoule et le plaisir de l'exercice qui ne souffrira d'aucun arrêt me font résister sans difficulté. Non sans parvenir à attraper trois beaux fruits autorisés à la volée. De belles vertes gouleyantes. Ravitaillement divin.

Par moments, mon esprit part du côté de la Bretagne, où mon fidèle commentateur Pattes Bleues s'approche du point de demi-tour de sa grande sortie partie la veille au soir de la Capitale. Autre région, qui a dit-on aussi de grands charmes. Je ne doute pas que tu reviendras goûter à la mienne, plus fort de cette expérience, une de plus, qui devrait s'achever quelques heures après l'écriture de cet article. Sur lequel je sais, l'ami, que tu jetteras assez rapidement les deux yeux. Alors tu nous raconteras ces 1200 km.

Revenons aux 150 bornes qui déjà m'occupent bien. La moitié est faite quand j'affronte le terrible Col du Chap del Bosc. Tu te souviens, Lionel? Le faire au chrono en cours de sortie disons classique est une chose, l'aborder dans une sortie "à la moyenne" comme celle d'aujourd'hui en est une autre. Les jambes sous pression soutenue depuis maintenant 3 heures rechignent à la demande de production de puissance nécessitée par le maintien d'une vitesse acceptable par la tête dans ses pentes sévères. Tu connais leur mode d'expression: la douleur. 25 minutes à tenir est mon leitmotiv. Sans, surtout, penser à la suite!

Et je tiens plutôt pas mal, passant en 24'51 (Strava) contre, par exemple, 24'13 lors de l'émouvante sortie avec toi, Eric et Olivier.

Mais cette fois, pas question de récupérer. Une sortie à la moyenne, ça se respecte sans fléchir, jamais. Et c'est ce que j'aime. Le secret de sa réussite est dans la forme physique et le bien être général. Pour ce qui est de la moyenne, c'est terrible le coup qu'elle peut prendre d'un col dur.

Le Col de Meyrand se passe plutôt difficilement contre le vent, mais les dents sont sans aucune hargne maintenues serrées jusqu'à son sommet que je sais libérateur.

Car, comme prévu, la montée à la Croix de Bauzon se fait dans le bon sens du courant d'air, et là haut, il n'y a plus qu'à descendre. Sur un excellent revêtement, doit-on en remercier le passage récent du Tour de France?

Ni une ni deux, Labégude est atteinte, lieu d'arrivée puisque la route de Vals à Ucel est barrée et la N102 jusqu'à Aubenas est trop urbaine pour un chrono. Parce que chrono il y avait.

5h00'23 est le temps de référence. Répertorié sur strava. Pour 140,2 km selon mon gps, données reprises par Strava et, j'en ai acquis la conviction, sous-estimées, ça fait 28,0 km/h de moyenne. Même si ce tronçon est des moins rapides des sept qui constituent le challenge, l'objectif fixé à 30 km/h de moyenne sur l'ensemble des étapes demandera donc d'améliorer ce temps. Chouette, je vais devoir revenir!

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Pattes Bleues 19/08/2015 10:52

Je vois que tu me connais bien ! Moi aussi j'ai bien pensé à vous durant cette balade de 1223km qui restera inoubliable :) A bientot en Ardèche...